La spécialisation intelligente Occitanie
Petit et grand cycle de l’eau

Enjeux du domaine

  • Identification, exploration des réservoirs complexes et leur exploitation (dont géothermie/thermalisme), gestion concertée, dans le contexte du changement climatique
  • Captage, potabilisation, ouvrages de stockage et de transfert, réseaux d’eaux intelligents
  • Eaux dédiées aux productions alimentaires et non alimentaires
  • Assainissement/traitement des eaux résiduaires (traitements centralisés, décentralisé), avec valorisation matières et eaux épurées dans une logique d’économie circulaire, optimisation énergétique
  • Eaux industrielles et de process (dont oil & gas, industries extractives)
  • Ingénierie, et génie écologique adapté aux milieux confrontés aux changements globaux

L’exploitation concertée des ressources, la gestion et maintien (aspects quantitatifs et qualitatifs) des masses d’eaux et des écosystèmes aquatiques constituent des enjeux majeurs du XXIe siècle, tant en termes sanitaire, alimentaire, énergétique, sociétal, économique, environnemental, que politique et géopolitique. Soumise aux pressions anthropiques avec un afflux de population supérieur à 40 000 habitants par an, au tourisme saisonnier, à l’étalement urbain, la région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée est confrontée aux aléas inondations, sécheresse, mouvements de terrain, submersion marine et érosion, risques technologiques (industriel, nucléaire…), urbains. Elle est représentative d’autres zones géographiques du globe, qui sont déjà confrontées et impactées par les changements globaux.

L’ambition consiste à devenir une référence en matière de solutions intégrées (produits et procédés technologiques, services innovants) qui répondent aux besoins d’aires géographiques cibles (régions françaises, méditerranéennes, autres pays). Cette ambition est portée par un écosystème régional qui poursuit son développement et sa structuration. Il valorise au plan régional, national et international, ses offres (produits/services), ses compétences et savoir-faire.

Données macro-économiques / compétences

Economie & innovation
  • Plus de 500 entreprises de spécialités (prédominances TPE et PME, ETI, Grands Groupes) contribuent à toutes les composantes métiers « Eau ». Ellessont membres d’organisations professionnelles (UIE, FP2E, EFBW, ASTEE, FRTP, SYNTEC …), de Pôle de compétitivité (Aqua-Valley/France Water Team), de cluster (TerInov). Leurs compétences et savoirs sont reconnus en matière : d’ingénierie, d’instrumentation et modélisation des hydrosystèmes, de prise en compte des vulnérabilités économiques et sociales, de conception/fabrication de procédés de traitement d’eaux et recyclage/réutilisation, qui concernent de nombreux usages eaux (agriculture, aquaculture, tourisme, adduction potable, productions…). Plusieurs regroupements d’entreprises existent (Synergeau, Bio 2I, FlowIn) et voient des synergies inter-entreprises profitables, des mutualisations et des démarches export groupées.
  • De multiples événements d’envergure transnationale, transrégionale, régionale organisés chaque année, qui sont en rapport des enjeux du domaine.
  • 1èrerégion thermale de France, avec des producteurs d’eaux embouteillées bien présents.
  • 2èmerégion en EnR hydroélectrique, avec un potentiel géothermique significatif.
  • Un large panel d’utilisateurs des ressources en eau : industries, tourisme/loisir, agriculture (périmètres irrigués), aquaculture, collectivités (usages AEP/assainissement soumis à de fortes variations saisonnières).
  • Un large panel d’utilisateurs des ressources en eau : industries, tourisme/loisir, agriculture (périmètres irrigués), aquaculture, collectivités (usages récréatifs, adduction eau potable et assainissement, soumis à de fortes variations saisonnières).
  • Un Pôle de compétitivité national de la filière Eau « France Water Team » dont le siège est à Montpellier, et qui fédère trois entités régionales : DREAM, HYDREOS, et Aqua-Valley (240 entreprises de spécialité ; 23 institutions de recherche et de formation sur le territoire Occitanie, PACA).
  • Un Contrat stratégique de la filière Eau signé le 31/01/2019. Destiné à favoriser le dialogue Etat – Filière Eau, il s’appuie sur deux fédérateurs thématiques : international/export et numérique. Les acteurs professionnels d’Occitanie participent notamment à 3 projets structurants d’intérêt pour la filière : Améliorer la visibilité́ et la coordination de l’ensemble des acteurs privés et publics, Développer la massification des données de l’eau (big-data) et des algorithmes prédictifs dans un cadre sécurisé et authentifié, Stimuler l’excellence française dans les solutions de détection et de traitement des nouveaux polluants.

 

Recherche & Transfert
  • Une importante communauté scientifique structurée au travers de :
    • Montpellier University of Excellence (MUSE), dont l’initiative clef WATERS – WATer, Environment, Resources and Societies a pour objectif de favoriser les synergies recherche – formation – monde économique ;
    • l’Institut fédératif Montpelliérain de l’Eau et de l’Environnement (IM2E), qui s’appuie sur 15 laboratoires regroupant 400 scientifiques et 150 doctorants, avec une notable implantation et visibilité scientifique à l’étranger (Maghreb, Afrique de l’Ouest et Centrale, Afrique Australe, Asie, Inde, Amérique Latine). Soutenu par 17 organismes de recherche et établissements d’enseignement supérieur, l’IM2E promeut l’interdisciplinarité et devient aujourd’hui le Centre international UNESCO« International Center for Interdisciplinary Research on Water Systems Dynamics ». Quatre objectifs sont dorénavant visés :

      – renforcer les partenariats scientifiques au Nord (réseau des Centres et des Chaires UNESCO du domaine de l’eau) ;

      – conforter les collaborations en recherche et formation dans les pays du Sud et dans les régions vulnérables aux problèmes liés à l’eau (urbanisation rapide, pression démographique, effets attendus du changement climatique) ;

      – attirer des étudiants et des scientifiques de haut niveau ;

      – former de futurs professionnels ayant les compétences et l’expertise nécessaires pour s’attaquer aux problèmes de l’eau.

      Un complexe scientifique et technologique interdisciplinaire « Hydropolis » de plus de 6000 m2 est programmé par ailleurs.

    • le GIS EAUcorrespond à une approche systémique, avec une coordination toulousaine de 18 laboratoires du domaine de l’eau, représentant 300 chercheurs/enseignants chercheurs et 250 doctorant/post-doctorants.Les équipes interviennent de l’amont à l’aval des territoires, à l’échelle des petits et grands cycles, dans une volonté d’approche transdisciplinaire.
  • Des compétences fortes en observation de la terre et des écosystèmes aquatiques, avec :
    • Un Observatoire Midi-Pyrénées (OMP) qui consacre 30% de son activité au domaine de l’eau (CESBIO en physique et télédétection, modélisation, DTP en compétences satellitaires, ECOLAB en éco-toxicologie, LA sur les risques, LEGOS en environnement et physique océanique et le GET en hydrologie).
    • Un Observatoire de Recherche Méditerranéen de l’Environnement (OREME) dont une part très importante de l’activité est consacrée au domaine de l’eau à travers 4 des 8 Unités de recherche qui lui sont rattachées (HSM de la biogéochimie aux événements extrêmes en passant par les eaux souterraines et l’étude du cycle hydrologique, Géosciences Montpellier sur les risques naturels et les ressources en eau, G-EAU sur la gestion intégrée et adaptative de l’eau, TETIS sur la maîtrise de l’information spatiale).
  • Des recherches menées dans les domaines des ressources en eau et de leur gestion par : AIR sur les aspects agronomiques, le CERTOP en organisation, l’IMFT (Groupe HYDROECO , Hydrologie de Surface et Eco-hydraulique) qui étudie la réponse des bassins versants à une sollicitation extérieure naturelle ou anthropique ou Groupe OTE, Ondes, Turbulences, Environnement qui contribue à la compréhension et la modélisation de processus hydrodynamiques de petites et moyennes échelles,  le LERNA, le LAMETA et le LEREPS en économie, le LISAH sur les interactions eau-sol-agriculture, le BRGM/NRE sur les ressources en eau souterraines, GRED et ART-DEV sur les approches en sciences sociales, ITAP sur l’évaluation environnementale des procédés, LGEI sur le risque environnemental, CHROME sur les risques émergents et chroniques pour la sécurité et le bien-être des populations …
  • Concernant le traitement des eaux, les problématiques matériaux employés dont les membranes sont abordés par le CIRIMAT, le LGC et l’IEM notamment ; les aspects procédés sont vus par l’IEM (traitements membranaires, oxydation avancée) par TBI INSA, LGC et le LBE (dépollution d’effluents par dégradation chimique, biologique ou électrochimique, procédés hybrides…), avec focus sur l’élimination des micropolluants, la réutilisation des eaux traitées,
  • De nombreuses plateformes technologiques (AETE-ISO, PReSTI, Lafara), halles de technologie (LBE INRA Narbonne, Halle hydraulique Supagro Montpellier, IEM …), sites expérimentaux instrumentés (laboratoire souterrain Moulis, bassins versants et parcelles agricoles, unités de traitement/réutilisation d’eaux de qualité maîtrisées) et démonstrateurs (Eaux souterraines « Thau » et « Plaine du Roussillon »).
  • Un Institut des Sciences du Risque abordant notamment les risques inondations, submersion marines (EMA Alès), un CRITT Génie des Procédés – Technologies environnementales à Toulouse, une Plateforme Technologique GH2O, fédérant les équipes, outils et sites d’expérimentation des PFT d’Albi, La Canourgue et Rodilhan.
  • Un large panel de formations initiales (DUT, BTS GEMEAU, Master Géologie des réservoirs, Master Eau, Ingénieurs Polytech Sciences et Technologie de l’Eau et Eau et Génie Civil (sous statut apprenti), Doctorats de spécialités) dispensées dans différents organismes d’enseignement supérieur, recherche, formation (Universités, Ecoles d’ingénieurs, Lycées …) 
  • Des collaborations et synergies avec d’autres pôles de compétitivité : MER Méditerranée, DERBI, Aerospace Valley membres du réseau des Pôles Eco-Tech (dont le cluster Ea éco-entreprises en PACA).
  • Des accords de partenariats technologiques avec les USA (The Water Council), Singapour (Public Utility Board et Singapore Water Association) et la Grande Bretagne (British Water), des collaborations à l’international avec l’Allemagne (German Water Partnership), la Corée du Sud (au travers de l’accord de partenariat signé entre Aqua-Valley, les Métropoles de Montpellier et de Daegu, et le cluster DYETEC), l’Espagne (Catalan Water Partnership), les Pays-Bas (The Water Alliance).

Animateurs SRI

Jean-Michel Clerc, jean-michel.clerc@agence-adocc.com

Bernadette Conti, bernadette.conti@agence-adocc.com

Yvan Kedaj, y.kedaj@aqua-valley.com